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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 04:18

 

Depuis ses débuts ma "huerta" (potager) a subi bien des avatars.

 

Premiers coups de bêche fin octobre, plein d'enthousiasme, le cercueil prend forme.

Huerta 1

 

                                               Avec des bébés qui attendent en couveuse

Huerta 2-copie-1

 

                                                                                             Et puis, le désastre après la tempête de fin                                                                                                novembre. Tout est à refaire.

Tempête 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai donc décidé de prendre des mesures de défense contre la grêle et le soleil particulièrement excessif cette année, les températures ayant joué entre 38° et 46° pendant trois semaines en laissant les plantes exsangues. J'ai tout fait de mes petites mains, cherché et trouvé des bambous dans la nature, coupé des arbres le long de la rivière, creusé les puits pour les fixer et tendre les toiles. J'ai commencé à la machette et terminé à la scie. Quant aux arbres, pour les ayatollahs de la protection de l'environnement, il s'agit de "siempreverde" (toujours verts), plante envahissante d'origine asiatique. On les coupe à la base et l'année suivante ils mesurent cinq mètres.

 

Huerta 3 

 

Fin janvier, malgré la canicule, les plus braves ont survécu mais la récolte ne sera pas aussi importante que je l'espérais.

 

Huerta 5

 

 

C'est presque terminé, mais cela résistera-t-il aux vents violents ?

 

Huerta 6

 

 

Au dessus une toile anti-grêle et derrière, une haie naturelle, pour les deux côtés exposés aux vents dominants, trois toiles dont une amovible pour faciliter l'accès.

 

Huerta 7

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 19:28

 

Le "quincho" sous un bon soleil printanier de novembre. Conséquence de la sécheresse, l'herbe est rase et totalement brûlée.

 

Quincho

 

 

Un dimanche de fin novembre, juste avant l'arrivée de la reine-mère, nous avons décidé, les copains et moi, d'inaugurer la "parilla" (grill) toute neuve et de faire le premier asado à la maison. José-Luis, le spécialiste, s'en est chargé. Une réussite. Depuis il y en a eu plusieurs autres et maintenant c'est moi qui m'en charge.

Avec José-Luis, un asado ça commence à 13h00 et ça se termine à 19h00, la viande cuit lentement, il faut compter deux heures pour que tout soit prêt, en attendant on attaque la picada (amuse-gueule en quantité) et on finalise par la séquence "Fernet Branca". La picada je l'ai faite à la française, ils adorent, et on boit de la bière, qui chez moi est uniquement artisanale et excellente (je ferai un billet plus tard sur cette production). Picada à la bière, asado au vin rouge et pour les jusquauboutistes le "Fernet Coca". On ne s'ennuie pas.

 

Asado

 

Vers 19hOO, le ciel s'assombrit brusquement et tout le monde s'empressa de rentrer chez soi, craignant un gros orage et "las piedras" (la grêle). Et pour une tempête c'en fut une belle. Avec ce sombre ciel d'apocalypse, le temps de ranger, de nettoyer le quincho, à 20h00 il faisait déjà nuit. J'ai attaqué la vaisselle en même temps qu'apparaissaient les bourrasques de vent et les premières gouttes de pluie, qui en quelques dizaines de secondes se transformèrent en déluge. Et pan ! Plus d'électricité ! J'ai terminé la vaisselle avec une lampe de poche dans la bouche, le bruit était assourdissant, à tel point que je ne me suis même pas rendu compte que la pluie s'était associée à la grêle. Lorsque je dirigeais la lampe vers l'extérieur, je n'apercevais rien au delà de un mètre, un véritable mur d'eau et de grêlons dont je percevais la puissance extrème renforcée par un vent d'une violence inouïe. Le tout dans le noir le plus absolu, il ne me restait donc plus qu'à aller au lit en attendant que ça se passe. L'ensemble a duré au maximum une heure avec vingt minutes de fureur. Je n'ai pas eu d'inquiétude particulière si ce n'est l'angoisse de constater les dégâts le lendemain matin qui s'est révélé être un jour radieux et apaisé.

Et bien j'ai été servi, comme tous les habitants du pueblo. Le sol était jonché de branches plus ou moins grosses arrachées des arbres, le jardin et les terrasses pleines de feuilles et autre détritus amenés par le vent. Comme je suis situé à mi-pente d'une colline assez haute, j'ai récupéré un fleuve de boue qui a traversé tout le terrain pour aller se déverser en bas, dans la rivière, à 300 m de là. Quant au petit potager en forme de sarcophage, dévasté, plus un pied de tomates valide. Par chance les bâtiments n'ont subi aucun dégât matériel.

 

Les pieds de tomates ont disparu, ils étaient pourtant bien vigoureux la veille. Bizarrement le basilic et la ciboulette n'ont pas été totalement détruits. J'ai donc dû tout replanter.

 

Tempête 3

 

 

La boue est venue de la route, a traversé mon quincho si propre et a continué son chemin vers le bas. Et "maman" qui arrive dans trois jours, j'ai intérêt à ne pas chômer.

 

Tempête 1

 

Tempête 2

 

Vers cinq heures du matin, notre petite rivière si sage, alimentée par l'eau qui descendait des sommets, a vu brutalement son niveau monter de plusieurs mètres, son cours charriant d'énormes pierres et des arbres déracinés. En amont, des petits ponts en pierre et béton armé on été arrachés et les piliers de plusieurs tonnes emmenés sur plusieurs dizaines de mètres. Les riverains sont restés bloqués chez eux deux heures, le temps que l'eau baisse. Ici les maisons ne sont pas construites tout au bord de la rivière, mais un peu en recul sur la hauteur. Tout ça pour une tempête dont la violence a duré moins d'une demi-heure, certes, ça n'a rien à voir avec les inondations de ces dernières années dans le sud de la France. Il est tombé, en si peu de temps, une telle quantité de grêlons que les amas le long de la rivière ont mis 48 heures à fondre alors que la température atteignait 30°.

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 02:50

Pour répondre à un de mes vieux amis, très vieux même, qui m'a envoyé un document de près de cent photos intitulé "voitures à papa" je vous présente une 2 CV Citroën rencontrée dans un parking de Cordoba.

 

2 CV 1

 

 

 

Certes il y a des éléments qui ne sont plus d'origine, mais bon...

Appréciez tout de même le "Merci André" (Citroën), en français s'il vous plaît, le petit panneau "WRC" lui ne correspond pas à l'âge de la voiture mais je reconnais qu'elle est incontestablement bien entretenue. Et sur la portière arrière on distingue un petit "Pininfarina".

 

2 CV 2

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 22:47

 

Hier, température : 44° la canicule quoi ! Et pas un souffle d'air, rien, pourtant toutes les portes et fenêtres étaient ouvertes. À onze heures du soir il faisait 32° dehors, 32° dedans, à six heures du matin toujours 32°.

Du coup, aujourd'hui en fin d'après-midi les orages sont arrivés. Soulagement ! Nous sommes en très forte pénurie d'eau et la sécheresse est terrible.

Impossible de dormir, à deux heures du matin on passe le temps comme on peut.

 

32°

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 17:12

 

Je suis sans internet depuis plus de 15 jours, problème de ligne que le service technique n'arrive pas à résoudre.

Je suis donc obligé de boire de la bière au café du coin pour me connecter.

Bonne Année à tous.

Nous manquons d'eau, la sécheresse est terrible cette année, 35° à 38° depuis le 15 décembre. Sensation bizarre qu'un Nouvel An avec une telle chaleur.

 

Elle est bien arrivée il y a un peu plus d'un mois et a vite compris qu'on est mieux dans l'eau.

 

Bonne Année 1

 

 

Et ça prend la pose.

 

Bonne Année 2

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 01:43

 

Grandeur et décadence

 

 

Gran-hotel-viena.jpg

 

Le Gran Hotel Viena un mystère face à la mer, dixit le panneau d'accueil, dont les ruines sont les derniers témoins de l'époque de la splendeur de Miramar, dont la légende entretient le luxe, la beauté, le mystère et les secrets les plus sombres, fut mis en chantier en 1940 à l'initiative d'une famille allemande de Buenos Aires qu'on a dit liée au national socialisme, les "Palkhe".

Le Gran Hotel Viena disparut en 1980, ses origines furent en relation avec la Seconde Guerre Mondiale et beaucoup disent qu'il fut construit avec des capitaux nazis.

La mise en œuvre, confiée à une entreprise allemande, se fit par étapes de 1940 à 1945. Au final l'hôtel, un véritable cinq étoiles, comprenait 84 chambres luxueuses, pavillon thermal avec médecin, infirmière et masseur, bibliothèque, succursale bancaire, salle à manger pour 200 personnes, vaisselle en faïence anglaise, verres en cristal, couverts en argent, murs doublés de marbre de Carrare, lustres de bronze et de cristal. C'était l'unique hôtel qui possédait, à l'époque, l'air conditionné et le chauffage dans toute les installations. De plus, il disposait de deux énormes cuisines, d'une fabrique de glace, d'un élevage de porcs et de poulets, d'une cave de 10 000 bouteilles, d'une boulangerie et d'un stock de conserves capable d'alimenter 100 personnes pendant un mois. Et comme si ça n'était pas assez, il disposait dans les garages de pompes à essence et d'un atelier de mécanique, il avait aussi sa propre usine génératrice d'électricité composée de deux moteurs de 150 kw et 100 kw et deux de rechange de 40 kw et 20 kw... autonomie totale.

Pour approvisionner en eau les 6800 m² de constructions, on fit construire une tour de 25 m de haut abritant un réservoir supérieur de 80 000 litres, naturellement alimenté par cinq puits. Un escalier de 122 marches permettait d'accéder au mirador.

Le Viena disposait d'un système de téléphonie ultra-moderne et d'un système de radio de haute technologie pour l'époque, avec son propre central et une antenne au sommet de la tour.

 

Vue latérale

 

hotelviena3dl8

 

En face du bâtiment on pouvait admirer une énorme piscine divisée en deux parties, l'une avec de l'eau douce, l'autre avec de l'eau salée.

Tout le personnel, venant de Buenos Aires, était d'origine allemande ou parlait parfaitement l'allemand. Tout ce luxe dans les années 40-45 au centre de l'Argentine, dans une ville de 1600 habitants.

 

hotelviena2jo7

 

 

La construction de l'imposant édifice se termina en décembre 1945. Peu de temps après, en mars 1946, la famille Palkhe décida de fermer l'hôtel. Bien qu'on ne connaisse pas les raisons de cette décision, cela coïncide mystérieusement avec la fin de la Seconde Guerre Mondiale et l'expropriation des biens des allemands en Argentine.

De l'hôtel il n'est pas resté un seul registre. Un matin de mars 1946, les Palkhe chargèrent tout les documents dans les trois minibus du Viena, les tableaux, livres, plans, papiers, vaisselle portant un aigle bicéphale et dit-on celle avec le symbole nazi, et partirent. Les minibus revinrent le lendemain et un des chauffeurs dit avoir emmené la famille à La Cumbrecita, au sud de Cordoba. Les Palkhe ne revinrent jamais.

 

La légende : Kruegger et les secrets du Viena

 

L'histoire du Viena illustre les liens particuliers qui unirent l'Argentine et l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre Mondiale. Pour la rumeur qui se perpétue à Miramar il ne fait nul doute que la famille Palkhe était attachée au national-socialisme. Quelle fut son rôle exact ?

Kruegger était formellement le chef du service sécurité employant un personnel en uniforme vert et bottes à bout ferré. Pourquoi un chef et un personnel de sécurité dans un établissement de repos situé près d'une petite agglomération d'à peine 1600 habitants dans les années 40. Kruegger est mort en emportant ses secrets dans la tombe du cimetière de Balnearia. Ella a maintenant disparu et personne n'est jamais venu se recueillir sur les restes du grand, silencieux et rébarbatif ingénieur allemand. Il n'y eu aucune autopsie médicale mais le bruit court qu'il serait mort suite à l'ingestion d'un puissant poison qu'on lui aurait administré ou qu'il aurait lui-même pris, fatigué de porter tant de secrets.

La vie et la mort de Kruegger font partie des mystères de l'Hôtel Viena qui a alimenté de nombreuses histoires contées à voix basse à Miramar. On ne connaissait pas de famille à Kruegger qui avait accès aux endroits interdits et qui est resté seul dans l'hôtel quand les Palkhe le fermèrent, trois mois après l'inauguration et un investissement de 25 millions de dollars de l'époque, à presque un an de la chute du Troisième Reich aux mains des Alliés.

Kruegger est resté seul dans un hôtel fermé, en fait pas si fermé. Les visiteurs qui passèrent par le Viena, entre mars 1946 et mars 1948, furent nombreux et le secret bien gardé, ce qui a contribué à alimenter la légende. Mais déjà, avant que l'hôtel ne ferme, il s'était passé bien des choses étranges. Dans les premiers jours de mars 1945, quand l'hôtel fonctionnait sans être totalement terminé, Kruegger a demandé aux 70 employés de ne pas venir prendre leur service un certain jour. On murmurait qu'il allait y avoir un dîner important. La cuisinière, qui était restée plus tard que prévu, raconte avoir vu arriver trois Cadillacs noires et avoir reconnu dans la seconde le secrétaire d'état au Travail et vice-président de la Nation, Juan Manuel Peron, préparant son projet politique qui allait le mener à la Présidence. Le dîner fut servi pour une quinzaine de personnes. Qui étaient-elles ? Pourquoi tant de secrets jusqu'à donner congé à l'ensemble du personnel ?

Du peu de témoignages des ex-employés de l'hôtel, nous avons celui de la dame de compagnie de Melita Palkhe, qui se souvient que dans les caves on trouvait "la bodega" et ses bouteilles mais aussi divers compartiments toujours fermés et auxquels seuls Kruegger et Palkhe avaient accès. Elle dit aussi avoir vu, de nombreuses fois, Kruegger descendre avec un plateau repas. Y avait-il quelqu'un qui devait absolument rester caché ? Plusieurs employés ont relaté des récits qui se transmettent de génération en génération sur les occupants occultes des caves du Viena.

Fin décembre 1945, un vieil homme vêtu d'une veste et d'un béret verts enfoncé jusqu'aux sourcils a été aperçu se promenant toujours très tôt le matin le long de la lagune.. De là à prétendre comme certains qu'il s'agissait d'Adolf Hitler...

Les héritiers des Palkhe ne veulent pas remuer les secrets. Beaucoup de questions sans réponses. Un investissement de plusieurs millions de dollars pour un endroit qui n'a fonctionné officiellement que quelques mois.

Le "Gran Hotel Viena" un refuge pour criminels de guerre ? Une opération de blanchiment d'argent nazi ? Un lieu de réhabilitation pour dignitaires allemands en disgrâce ?

Que de mystères ?

Dans les années 50, l'hôtel a été repris par des particuliers qui l'ont exploité jusqu'à cette tragique montée des eaux.

 

Maintenant la baisse du niveau de Mar Chiquita laissant apparaître les décombres, on pourra peut-être avoir accès à des secrets jusqu'alors inaccessibles. Le fantôme du Viena avec sa tour à moins de 2 kms de Miramar entretiennent toujours la rumeur.

 

Hotel-Viena-descumbros.jpg

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:11

 

Mar Chiquita est le plus grand lac d'Argentine, situé au centre d'un vaste bassin, à 200 kms au Nord-Est de Cordoba.

C'est une des plus grandes masses d'eau salée de la Terre sans relation directe avec la mer.

Sa surface est variable selon des cycles longs humidité-sécheresse de 100 ans, dont 50 pour l'hémicycle humide et autant pour l'hémicycle sec. De 1923 à 1973, le bassin s'est desséché, son niveau a baissé et la salinité a augmenté. Le dernier cycle humide a débuté en 1973 et devrait se prolonger jusque vers 2022, le niveau s'est élevé de huit à neuf mètres (inondation et destruction de Miramar) et la salinité a diminué de 275 à 29 grammes par litre, ce qui est considérable sur une période auusi courte. La surface minimale enregistrée fut de 1984 km² et, depuis 1980, la superficie tourne autour de 6000 km².

L'alimentation de la lagune est assurée par le Rio Dulce qui amène ses eaux du Nord-Ouest depuis Tucuman et les Rios Primero et Segundo du Sud-Ouest depuis les Sierras de Cordoba. Le Rio Dulce, au Nord, forme un marécage d'environ 10 000 km² avant de se jeter dans Mar Chiquita. Un autre apport d'eau douce important se fait par voie souterraine, le lac étant en grande partie un affleurement de l'aquifère Guarani. La perte d'eau se produit quasi complètement par évaporation, la température moyenne annuelle s'élevant à 18,5°, ce qui représente un indice d'évaporation intense.

Actuellement la phase de décrue laisse apparaître des bandes de sable vaseux et des arbres morts qui ont été noyés par la montée des eaux.

 

Miramar arbres

 

 

Miramar arbres 2

 

 

Les Flamands, pas très roses ceux-la, il en existe plusieurs espèces, continuent de chercher leur nourriture à l'embouchure des rios.

 

Flamands

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 13:05

 

Une rapide histoire de Miramar située sur la rive de Mar Chiquita (d'après Franck Boore dans Panoramio)    

Miramar fut crée au début du 20ème siècle après que furent découvertes des nappes d'eau douce et creusés des puits qui permirent d'alimenter les nouveaux habitants en eau potable. Les premiers touristes, qui arrivaient en train jusqu'à la ville de Balnearia, accédaient au "bord de mer" par un chemin de terre de 12 kms.

Les premiers hôtels furent construits vers 1920 ainsi que des quais et des embarcadères, les activités nautiques se développèrent, barques, voiliers, et on vit apparaître des touristes se couvrant de boue qui avait, paraît-il, des vertus curatives. Ce fut bientôt une des principales activités et le succès des traitements d'eau et de boue de cette étendue salée se propagea jusqu'en Italie et en Allemagne. D'autres spécialités furent une intensive production horticole et l'élevage de loutres. En 1951, cent éleveurs de loutres produisaient plus de 100 000 peaux.

Dans les années 70, Miramar, en plein essor, possédait une importante infrastructure touristique, plus de 100 hôtels, des édifices publics, trois kilomètres de bord de mer amènagé avec des escaliers, douches, sanitaires, accès pour les embarcations, plages, un club nautique, trois piscines publiques d'eau salée et des stations thermales. Mais hélas... après ces années de succès, la nature s'insurgea.

En 1974 a commencé une période "humide" provocant une lente montée des eaux de la lagune qui, entre 1976 et 78, a affecté 198 familles, recouvert une centaine de manzanas (pâtés de maisons d'environ un hectare), détruit 90 % des établissements hôteliers, plus de 60 entreprises commerciales, le terminal d'omnibus, le centre thermal, le camping municipal, les écoles primaires et secondaires, deux de ses églises, le club nautique, les banques, etc... On estime que le niveau de lagune s'est élevé de 8 mètres. L'eau a inondé les splendeurs de Miramar et expulsé plus de la moitié de sa population en deux ans. Le 15 septembre 1992, avec la dynamite, Miramar disait adieu à une partie de son histoire.

Le dynamitage a laissé un immense tas de gravats qui apparaissent au fur et mesure que le niveau de l'eau descend.

 

Miramar dynamitage

 

 

Le Miramar nouveau, modestement, se reconstruit en retrait, la ville compte environ 2000 habitants et essaie de retrouver une activité touristique attrayante.

 

areafq1

 

 

Le Grand Hôtel Viena, le dernier à avoir subi les outrages de l'inondation, il se situait à 80 mètres de la plage. C'est le seul dont les ruines sont encore debout. Photo prise en 2003, les pieds encore dans des eaux qui s'étaient pourtant considérablement retirées.

 

hotelvienaen2003rv6

 

 

En 2007, on pouvait visiter les ruines.

 

hotelvienaen2007ay6

 

 

Aujourdh'ui, l'eau est trente mètres plus loin. On ne peut plus le visiter, le danger d'éboulement est trop important

 

Hôtel Viena 1

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 03:08

 

Un aller retour vite fait à Mar Chiquita (petite mer) avec deux compères cuisiniers, Victor et Dano.

 

Trois mousquetaires 1

 

 

Miramar a une spécialité, la nutria (loutre), nous avons donc décidé de goûter ce mets pour le moins original. Nous avons trouvé un éleveur local qui nous l'a préparée (3,300 kgs) et donné aux cuistots les informations pour la cuisson. Le soir, au camping, assaisonnement et direct sur l'asado pour plus de deux heures de grillade lente. Et qu'est ce qu'on fait pendant deux heures... on vide la réserve de vin, ça tête un cuistot... heureusement que le camping disposait d'un "kiosquo" ouvert jusqu'à plus d'heure.

 

Trois mousquetaires 2

 

 

Des braises en dessous et au-dessus, sur une plaque de tôle. Une viande parfumée par des oignons, de l'ail, du thym, des petits piments et du chimichuri (préparation locale), aubergines grillées, pommes de terre à la cendre et... bon appétit.

 

Trois mousquetaires 3

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 00:40

 

Je m'étais promis de ne pas mettre de photos de jacarandas cette année mais je ne résiste pas au plaisir.

 

Jacaranda 1

 

Couleur bleue ou lavande ?

 

Jacaranda 2

 

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