Voyages en Amérique Latine - Ma vie en Argentine - Et quelques moments en France
La nuit a été mouvementée, forte pluie et vent très violent, inquiétant parfois, mais les tentes ont tenu le choc. Ce qui nous a tenu en éveil ce sont les bourrasques hurlantes et le sérieux rafraîchissement du petit matin. Tout le monde sur le pont à huit heures.
Pas frais les papys, les jeunes s'en sortent bien mieux. Faut pas rêver.
Le feu a tenu toute la nuit malgré la pluie. Il faut dire que Olivier et Gonzalvo se sont levé chacun une fois pour faire avancer le tronc que nous avions mis avant de nous coucher. Il devait y avoir une fissure qui a fait appel d'air, il s'est consumé par l'intérieur. Impatience, l'eau chauffe pour le café et le maté, ensuite toilette légère et roule ma poule.
On dirait un réacteur en action. On a fini par brûler le tronc de quatre mètres.
Le soleil qui vient de franchir le sommet nous réchauffe le cœur, il reste toutefois quelques traces des nuages chassés par le vent du sud. Nous, nous sommes encore dans la fraîcheur de l'ombre pour une bonne demi-heure.
Le ciel matinal est clair maintenant, on s'imaginerait presque être au milieu d'un champ de blé. On va pouvoir aller, à quelques 500 m en amont, voir un de ces petits paradis pour lesquels nous avons consenti à faire tous ces efforts.