Départ à 07h00 du matin de la gare de Riobamba en direction de Alausi et ensuite l'impressionnante descente de la "Nariz del Diablo" (le nez du diable) et remontée à Alausi. Le tout en 7 heures plus le déraillement 9 heures. Le train des Andes ne fonctionne plus que sur cette distance uniquement à usage touristique. Jusqu'à Alausi les paysages de la Sierra andine sont grandioses, le train descend la montagne à une allure tout à fait paisible, il s'arrête en pleine campagne pour permettre aux vendeurs ambulants de monter et proposer de quoi grignoter, des cigarettes, des confiseries etc.... A Guamote un arrêt de 20 minutes pour se restaurer, et on repart, secoué dans tous les sens, excellent pour la digestion.
En première classe s'il vous plait !
Environ un kilomètre après Alausi, juste à l'entrée de la Nariz del Diablo et sa descente infernale, dans une courbe très serrée, les deux wagons de tête déraillent. Pas de panique, on remet tout ça en ordre. En fait ce sont les rails qui s'écartent au passage de la motrice. Il faut donc refixer les rails à la bonne dimension en mesurant avec un mètre de maçon (et ça fonctionne bien) et ensuite remettre les voitures sur rail. Un grand moment !
Il n'a pas peur ! Il ne doit pas y avoir de syndicat.
Et après, on serre les fesses en se disant : pourvu que ça ne recommence pas maintenant. On attaque une descente insensée, à ras du vide, certaines personnes ne voulaient pas s'approcher et regarder en bas. Il n'y a pas de virages, le train utilise un mouvement pendulaire pour arriver en bas de la pente. Alsthom, qui a vendu récemment la motrice en remplacement de l'antique locomotive à vapeur, a envoyé une équipe technique pour s'assurer qu'elle pourrait bien assurer la descente et la remontée sur une pente aussi forte.
L'entrée de la Nariz del Diablo
Et le vide, c'est le vide.
Moment inoubliable, malheureusement on ne voyage plus sur le toit du train, sécurité oblige, les touristes ne sont pas raisonnables, paraît-il.... Ah bon ? C'est étonnant ça !
Maintenant, en route pour Guayaquil, la Perle du Pacifique, où je compte bien déguster le crabe de la Costa.
Roberto va falloir revoir la présentation de ce blog si vous voulez avoir des commentaires.<br />
On ne peut commenter que depuis la page principale, ce qui est anormal. C'est la page du billet qui est importante. Bon lors de ton passage à Buenos Aires on essaiera d'améliorer ça.<br />
Je vois qu le train déraille toujours, on ne change pas une équipe qui marche. Par contre quel dommage de ne plus pouvoir voyager sur le toit.
Malheureusement ça ne va pas être bien possible en ce moment, il est trop tard pour que je cherche à modifier quoi que ce soit actuellement, j'ai bien trop de mal à me connecter selon les endroits. On attendra plus tard, peut-être à Buenos Aires. Merci.... et à bientôt