Voyages en Amérique Latine - Ma vie en Argentine - Et quelques moments en France
Deux heures de parcours montant et descendant dans un paysage de plus en plus aride avant d'arriver dans un petit vallon verdoyant traversé par un torrent. Notre guide s'adressa au gardien des lieux, un véritable gaucho, pour connaître l'état du chemin d'accès au sommet. Celui-ci nous affirma qu'aucun véhicule ne pouvait passer et qu'il était prêt à nous prêter des chevaux pour continuer de monter en empruntant une gorge qui me semblait bien pentue.
Visite des lieux avant de déguster les sandwiches que nous avions emportés. Une petite maison pour les gardiens, eau de la rivière, électricité obtenue avec une roue à aube actionnant un alternateur, un verger aux pêches délicieuses et le premier voisin à 5 h de route. La chasse et la pêche à la truite permettant d'améliorer l'ordinaire, amenaient le week-end des passionnés qui profitaient de l'occasion pour approvisionner les gardiens depuis la ville.
L'usine électrique ne fournissant que du 12 volts
Après deux heures de pause, à mon grand soulagement, la météo se gâta suffisamment pour que nous décidions de regagner rapidement Alta Gracia. Je veux bien essayer de monter à cheval, mais par des chemins aussi escarpés ne m'inspirait pas tellement. Pourtant, il va falloir que je le fasse un de ces jours, puisqu'ici c'est le seul moyen d'accéder aux torrents des hautes sierras pour pêcher la truite. Nous verrons cela plus tard.
Ouf ! Sauvé par le gong, les nuages ont envahi les sommets. La petite chapelle construite en adobe par le gaucho domine la quebrada que nous devions emprunter. Un curé vient à cheval une fois par an pour dire une messe. Les parents des gardiens sont enterrés dans un cimetière situé au sommet de la sierra, plus personne n'y va.