Voyages en Amérique Latine - Ma vie en Argentine - Et quelques moments en France
Nous sommes repartis jeudi vers las altas cumbres (les hauts sommets) par une autre voie d'accès, à l'opposé de la première. Asphalte 70 kms et chemin de terre sinueux au sommet de la sierra 50 kms. Arrivés près d'une petite ferme, impossible de continuer en voiture, et ils remettent ça avec les chevaux pour aller jusqu'à la rivière que Daniel, notre guide, tenait à nous faire connaître.
Ca va pas la tête, leur ai-je dit, vous avez vu la pente, pour descendre ce chemin-là il va falloir que je me mette sur les fesses, et vous voulez que le fasse sur un cheval qui ne m'a même pas été présenté et qui ne comprend que le gaucho, non pas question !
Bon, d'accord, on marche. 1 h 1/2 pour arriver à la rivière, c'est pas la mort, mais c'est beau, désolé, grandiose.
La lumière joue au gré du vent avec ces herbes qui poussent en altitude.

La rivière grossie par des arroyos (ruisseaux) serpente de cascades en cascades. C'est une aubaine pour les pêcheurs. Ces rios alimentent les retenues formées par les barrages qui régulent le débit des eaux dans les vallées.
Le rio abrite des quantités impressionnates de truites qui pointent à la surface. La prochaine fois Daniel amène son matériel de pêche et nous faisons un asado, là-haut, seuls, plus près du ciel.
Allez hop ! Tout le monde en slip et on profite du banc de sable pour traverser Elle est vraiment fraîche.
Au retour, Daniel décide de couper au plus court en visant le passage que nous devions emprunter pour franchir le sommet. Mais il a fallu traverser quelques quebradas (ravins) cachées que nous avons rencontrées . Il nous a fallu 3 h pour retrouver la voiture.
Le terrain que nous avons parcouru fait plus ou moins 80 hectares et il est à vendre. Avis aux amateurs.