Avec son air de vierge effarouchée, passez votre chemin jeune homme, elle profite de son dernier jour de farniente au soleil. Jeudi soir, en route pour Buenos Aires et lundi retour au pays. Ah ! Quel plaisir de retrouver des températures plus fraîches, fini de supporter les 26° de l'apéro du soir, quelle joie de boire un petit coup avec sa moumoute.
Près de chez nous un élevage d'iguanes. Le propriétaire fait visiter et vend des produits en peau très fins, des graisses, des onguents et des pots de viande à l'escabèche.
Pour la photo, et après avoir fortement insisté, elle accepté de le prendre dans ses bras. Pas fière la môme. Surtout après les histoires de doigts coupés nets racontées par le maître du lieu.
Et le soir, comme pour un baptême, sur le mur blanc de la chambre, juste au-dessus des oreillers, une très belle tarentule (c'est comme ça qu'ils les nomment ici, j'ai vu des photos sur le net, ça y ressemble bien). Ne voulant pas la quitter des yeux de peur qu'elle ne se cavale dans un coin, j'ai appelé pour qu'on m'amène l'aspirateur et comme la première fois j'ai aspiré. Pas facile parce que ça se déplace très vite. Le lendemain, j'ai vidé le sac et mesuré. Le corps comme une pièce d'un euro plus la tête, les pattes 4,5 cms, le tout poilu à souhait. Et bien même pas peur, ma señora, cela confirme bien qu'on s'habitue à tout, parce que normalement elle aurait dû me faire un procès.
Sourire un peu crispé quand même.
Belle langue, impressionnant le baiser de l'iguane. Il ressemble fortement à celui de mon jardin.