Voyages en Amérique Latine - Ma vie en Argentine - Et quelques moments en France
Comme chaque année les 2 et 3 février, pour nos anniversaires, Alberto et moi convions les amis et ce dimanche-là nous avons profité de l'occasion pour faire d'une pierre deux coups et fêter tous ensemble « la bienvenida » d'Annie, de plus en plus Greta Garbo vous ne trouvez pas ? Elle adore le cochon de lait, ce fut donc un cochon de lait grillé à la parilla, dans le quincho.
Nous étions seize et notre « asador » officiel, Jorge, s'est mis au boulot dès 10 h 30 pour préparer les braises et sublimer la bête, tout un art… Un délice qui nous a permis, vous pouvez me faire confiance, de porter moult toasts au maître asador.
Les premiers sont arrivés à treize heures et les derniers sont partis ou plutôt on les a ramenés à… quand ils eurent essoré jusqu'à la dernière goutte les deux bouteilles de Fernet Branca. Je ferai prochainement un billet sur la culture du « Fernet Coca » dans la province de Cordoba.
Le porcelet de près de 12 kilos vient juste d'être retourné. Trois heures de cuisson avant qu'il soit juteux à souhait. On le prépare sans épices, uniquement avec sel spécial parilla (entre gros sel et sel fin) et poivre. Vous remarquerez une dizaine de « chorizos » qui viennent d'être ajoutés et serviront d'amuse-gueules.
Pour commencer, Annie avait fait une salade de chou blanc cru au yaourt, lardons, noix, raisins secs et je ne sais quoi encore, une salade de carottes croquantes à la marocaine ainsi qu'une toute bête salade mixte, tomates, laitue et oignons. Alberto avait commandé chez son traiteur habituel, la « Ruth », des boudins froids aux légumes et aux épinards. Moi, pour accompagner, j'avais concocté une simple et énorme salade de riz aux poivrons, tomates, œufs durs, olives noires et vinaigrette (on en a mangé pendant trois jours)
Pour la lubrification Alberto avait offert onze bouteilles de bon vin rouge, moi le champagne, le vin blanc, le Fernet et le reste, c'est toujours idiot de tomber en panne de carburant, et ce n'est pas « la mère Dudule » qui me contredira.
La fête commence, les guitaristes sont en forme. Bien qu'il n'y ait rien encore dans les assiettes ils ont déjà écorné la réserve de vin d'Alberto.
Des applaudissements pour un tango chanté et joué avec maestria. J'ai déjà eu l'occasion de vous dire que Horacio, l'homme aux cheveux blancs au premier plan, a écrit pour les plus grands interprètes les paroles de plus de 1000 tangos dont beaucoup connaissent encore un énorme succès. Ce tanguero pur et dur y va toujours de sa petite larme lorsqu'il en entend certains. D'ailleurs il m'a offert et dédicacé un recueil de poèmes, « hablando en tiempo de tango », qu'il vient d'éditer, Gaby et Ricardo m'ont acheté un livre, « condiments, dictionnaire et recettes » pour les rendez-vous du mercredi soir alors que José-Luis et Daniel me régalaient d'un magnifique couteau gaucho avec manche en corne et son étui. Bref, gâté que je suis…