Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 21:46

 

Un proverbe bien connu dit : l'oisiveté est mère de tous les vices, et Georges Bernanos prétend que le monde est dévoré par l'ennui.

Oisif ne veut pas dire rester sans rien faire, mais faire les choses qui nous plaisent au rythme qui nous convient. L'oisiveté s'oppose au travail. L'école buissonnière n'est-elle pas le sel de l'oisiveté ? Personne n'est indispensable, ainsi nous ne sommes absolument pas tenu de respecter les dogmes des classes dominantes et de la société sur les relations au travail. Les bourreaux du travail qui ne pensent pas à vivre en dehors de leur travail n'empêcheront pas la Terre de tourner. Depuis l'Antiquité, l'oisiveté est une vertu aristocratique, est-ce à dire que le travail est une vertu plébéienne ? Dans le monde moderne du travail c'est une contre-valeur qui s'apparente à la paresse, alors que le travail n'est qu'agitation quand l'oisité invite à la pondération. La "réduction du temps de travail" n'est elle pas, en quelque sorte, une apologie de l'oisiveté ?

"La crise morale française porte un nom : c'est la crise du travail" (Nicolas Sarkozy - Le Monde - 23 janvier 2007)

"Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué" (Boris Vian)

 

Etre oisif est un art qu'il faut savoir pratiquer sans s'ennuyer.

 

On se fait pas chier 1

 

Pourtant l'activité de l'inactif n'est pas toujours de tout repos. La liste des activités non-productives et librement choisies est individuelle et impossible à dresser de manière exhaustive. Personnel et en vrac : apprécier un bon petit déjeuner dans la clarté et le silence du petit matin, contempler le mouvement du vent dans les arbres, regarder la vie mystérieuse des insectes, admirer les couleurs des fleurs qui nous entourent, écouter le chant des oiseaux et s'extasier devant leur plumage, s'étonner de la vitalité des plantes, prendre le temps de penser, de philosopher, s'émerveiller de la lumière du soir et des crépuscules d'orage...

 

Crépuscule d'orage 1

 

Crépuscule d'orage 2

 

... goûter de nouveaux plats, se pâmer devant un bon vin, humer l'odeur d'une bonne épaule d'agneau qui grille...

 

On se fait pas chier 2

 

... en profitant de la douceur des nuits d'été...

 

On se fait pas chier 3

 

...espérer la visite des amis, boire une bière bien fraîche avec eux, écouter les copains jouer de la musique, et lire... 

"L'ennui, qui dévore les autres hommes au milieu des délices, est inconnu à ceux qui savent s'occuper par quelque lecture. Heureux ceux qui aiment à lire." (Fénelon, extrait de Télémaque)

 

Une leçon de savoir bien-vivre.

 

 

Par Roberto - Publié dans : Humeur
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 04:18

 

Depuis ses débuts ma "huerta" (potager) a subi bien des avatars.

 

Premiers coups de bêche fin octobre, plein d'enthousiasme, le cercueil prend forme.

Huerta 1

 

                                               Avec des bébés qui attendent en couveuse

Huerta 2-copie-1

 

                                                                                             Et puis, le désastre après la tempête de fin                                                                                                novembre. Tout est à refaire.

Tempête 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai donc décidé de prendre des mesures de défense contre la grêle et le soleil particulièrement excessif cette année, les températures ayant joué entre 38° et 46° pendant trois semaines en laissant les plantes exsangues. J'ai tout fait de mes petites mains, cherché et trouvé des bambous dans la nature, coupé des arbres le long de la rivière, creusé les puits pour les fixer et tendre les toiles. J'ai commencé à la machette et terminé à la scie. Quant aux arbres, pour les ayatollahs de la protection de l'environnement, il s'agit de "siempreverde" (toujours verts), plante envahissante d'origine asiatique. On les coupe à la base et l'année suivante ils mesurent cinq mètres.

 

Huerta 3 

 

Fin janvier, malgré la canicule, les plus braves ont survécu mais la récolte ne sera pas aussi importante que je l'espérais.

 

Huerta 5

 

 

C'est presque terminé, mais cela résistera-t-il aux vents violents ?

 

Huerta 6

 

 

Au dessus une toile anti-grêle et derrière, une haie naturelle, pour les deux côtés exposés aux vents dominants, trois toiles dont une amovible pour faciliter l'accès.

 

Huerta 7

 

Par Roberto - Publié dans : Nature
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 19:28

 

Le "quincho" sous un bon soleil printanier de novembre. Conséquence de la sécheresse, l'herbe est rase et totalement brûlée.

 

Quincho

 

 

Un dimanche de fin novembre, juste avant l'arrivée de la reine-mère, nous avons décidé, les copains et moi, d'inaugurer la "parilla" (grill) toute neuve et de faire le premier asado à la maison. José-Luis, le spécialiste, s'en est chargé. Une réussite. Depuis il y en a eu plusieurs autres et maintenant c'est moi qui m'en charge.

Avec José-Luis, un asado ça commence à 13h00 et ça se termine à 19h00, la viande cuit lentement, il faut compter deux heures pour que tout soit prêt, en attendant on attaque la picada (amuse-gueule en quantité) et on finalise par la séquence "Fernet Branca". La picada je l'ai faite à la française, ils adorent, et on boit de la bière, qui chez moi est uniquement artisanale et excellente (je ferai un billet plus tard sur cette production). Picada à la bière, asado au vin rouge et pour les jusquauboutistes le "Fernet Coca". On ne s'ennuie pas.

 

Asado

 

Vers 19hOO, le ciel s'assombrit brusquement et tout le monde s'empressa de rentrer chez soi, craignant un gros orage et "las piedras" (la grêle). Et pour une tempête c'en fut une belle. Avec ce sombre ciel d'apocalypse, le temps de ranger, de nettoyer le quincho, à 20h00 il faisait déjà nuit. J'ai attaqué la vaisselle en même temps qu'apparaissaient les bourrasques de vent et les premières gouttes de pluie, qui en quelques dizaines de secondes se transformèrent en déluge. Et pan ! Plus d'électricité ! J'ai terminé la vaisselle avec une lampe de poche dans la bouche, le bruit était assourdissant, à tel point que je ne me suis même pas rendu compte que la pluie s'était associée à la grêle. Lorsque je dirigeais la lampe vers l'extérieur, je n'apercevais rien au delà de un mètre, un véritable mur d'eau et de grêlons dont je percevais la puissance extrème renforcée par un vent d'une violence inouïe. Le tout dans le noir le plus absolu, il ne me restait donc plus qu'à aller au lit en attendant que ça se passe. L'ensemble a duré au maximum une heure avec vingt minutes de fureur. Je n'ai pas eu d'inquiétude particulière si ce n'est l'angoisse de constater les dégâts le lendemain matin qui s'est révélé être un jour radieux et apaisé.

Et bien j'ai été servi, comme tous les habitants du pueblo. Le sol était jonché de branches plus ou moins grosses arrachées des arbres, le jardin et les terrasses pleines de feuilles et autre détritus amenés par le vent. Comme je suis situé à mi-pente d'une colline assez haute, j'ai récupéré un fleuve de boue qui a traversé tout le terrain pour aller se déverser en bas, dans la rivière, à 300 m de là. Quant au petit potager en forme de sarcophage, dévasté, plus un pied de tomates valide. Par chance les bâtiments n'ont subi aucun dégât matériel.

 

Les pieds de tomates ont disparu, ils étaient pourtant bien vigoureux la veille. Bizarrement le basilic et la ciboulette n'ont pas été totalement détruits. J'ai donc dû tout replanter.

 

Tempête 3

 

 

La boue est venue de la route, a traversé mon quincho si propre et a continué son chemin vers le bas. Et "maman" qui arrive dans trois jours, j'ai intérêt à ne pas chômer.

 

Tempête 1

 

Tempête 2

 

Vers cinq heures du matin, notre petite rivière si sage, alimentée par l'eau qui descendait des sommets, a vu brutalement son niveau monter de plusieurs mètres, son cours charriant d'énormes pierres et des arbres déracinés. En amont, des petits ponts en pierre et béton armé on été arrachés et les piliers de plusieurs tonnes emmenés sur plusieurs dizaines de mètres. Les riverains sont restés bloqués chez eux deux heures, le temps que l'eau baisse. Ici les maisons ne sont pas construites tout au bord de la rivière, mais un peu en recul sur la hauteur. Tout ça pour une tempête dont la violence a duré moins d'une demi-heure, certes, ça n'a rien à voir avec les inondations de ces dernières années dans le sud de la France. Il est tombé, en si peu de temps, une telle quantité de grêlons que les amas le long de la rivière ont mis 48 heures à fondre alors que la température atteignait 30°.

 

Par Roberto - Publié dans : Nature
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 02:50

Pour répondre à un de mes vieux amis, très vieux même, qui m'a envoyé un document de près de cent photos intitulé "voitures à papa" je vous présente une 2 CV Citroën rencontrée dans un parking de Cordoba.

 

2 CV 1

 

 

 

Certes il y a des éléments qui ne sont plus d'origine, mais bon...

Appréciez tout de même le "Merci André" (Citroën), en français s'il vous plaît, le petit panneau "WRC" lui ne correspond pas à l'âge de la voiture mais je reconnais qu'elle est incontestablement bien entretenue. Et sur la portière arrière on distingue un petit "Pininfarina".

 

2 CV 2

 

Par Roberto - Publié dans : Insolite
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 22:47

 

Hier, température : 44° la canicule quoi ! Et pas un souffle d'air, rien, pourtant toutes les portes et fenêtres étaient ouvertes. À onze heures du soir il faisait 32° dehors, 32° dedans, à six heures du matin toujours 32°.

Du coup, aujourd'hui en fin d'après-midi les orages sont arrivés. Soulagement ! Nous sommes en très forte pénurie d'eau et la sécheresse est terrible.

Impossible de dormir, à deux heures du matin on passe le temps comme on peut.

 

32°

 

Par Roberto - Publié dans : Image du jour
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 17:12

 

Je suis sans internet depuis plus de 15 jours, problème de ligne que le service technique n'arrive pas à résoudre.

Je suis donc obligé de boire de la bière au café du coin pour me connecter.

Bonne Année à tous.

Nous manquons d'eau, la sécheresse est terrible cette année, 35° à 38° depuis le 15 décembre. Sensation bizarre qu'un Nouvel An avec une telle chaleur.

 

Elle est bien arrivée il y a un peu plus d'un mois et a vite compris qu'on est mieux dans l'eau.

 

Bonne Année 1

 

 

Et ça prend la pose.

 

Bonne Année 2

 

Par Roberto - Publié dans : Image du jour
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